La lettre

Je l’attendais avec impatience depuis quelques semaines déjà et il aura fallu, non pas la danse des règles, mais une promesse d’invitation à prendre le thé chez une connaissance « pour parler de tout ça », pour que le facteur la dépose dans notre boîte aux lettres le lendemain. La lettre. La convocation à la réunion d’information pour l’adoption.  Ça a déclenché plus d’émotions que ce à quoi je m’attendais. Même si je n’accorde que très peu d’importance à la transmission de mon capital génétique, pour moi, connaître la grossesse c’est quelque chose d’important. Je ne sais pas à quel temps conjuguer tout ça. J’aurai aimé connaître, j’aimerai connaître… Bref!

La réception de cette lettre a suscité en moi, étrangement, de la colère et de la tristesse. Je pensais être au clair. Et je pense toujours que je suis pour l’adoption, j’ai envie de le faire. Mais là, tout de suite, ça me rappelle à mon utérus vide, à nos échecs. A ma colère vis à vis de la PMA. On voit tout le temps des histoires incroyables et improbables de gens qui ont de gros soucis de fertilité, qui multiplient les interventions… Et qui y arrivent. L’autre jour, en vue de notre prochain rendez-vous dans le nouveau centre, j’ai repris notre dossier, trié les examens… On a quand même pas grand chose… Alors pourquoi n’y arrivent il pas? Pourquoi j’ai ce goût amer? Je me sens comme laissée de côté. Marche ou crève. Ba crève, tiens!

Hier j’ai eu le malheur d’exprimer cette tristesse à une amie qui m’a dit « tu as le droit d’être triste mais pas d’en rajouter en te comparant aux autres »… Ah ok. Ba je savais pas que retrouver 5 embryons au fond de ma culotte, en être triste et te sentir spectatrice c’est en rajouter. Ok, je ferme ma gueule. Au moins je sais à qui je peux en parler ou pas. Ce genre de réaction en rajoute à ma colère, je suis pas sûre de trouver ça super productif, en tous cas avec moi le coup de bâton ça marche pas. D’autant que j’ai pas foncièrement le sentiment d’être une personne qui se laisse abattre et se morfond dans son coin. Il y a des moments plus durs, ba ouais dans ces cas là je préfère un câlin à une claque…

J’espère que les jours à venir m’apporteront un peu de réconfort, que j’arrêterai de penser à tout ça, ou que j’arriverai à passer au dessus. Je crois que tant qu’on aura pas vu ce nouveau docteur, je ne me sentirai pas bien dans mes pompes, tant que je n’aurai pas un autre avis je ne me sentirai pas bien… Bientôt!

 

Love, peace&CornFlakes

WonderWoman (la cape en berne)

 

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Coucou les filles!

J’ai très envie de partager de nouvelles choses avec vous. Si vous ne le savez pas, petit rappel: WonderWoman et Prince sont en pause depuis mars 2017 côté PMA. Je voulais profiter de cette pause pour perdre du poids, je suis à moins 8 kilos. C’est finalement peu depuis près d’un an mais entre les vacances et les week ends marseillais ou picards… Finalement on s’en sort pas trop mal.

J’ai toujours eu un « rêve », c’est de savoir courir. Pendant un temps je m’y mettais et puis comme je n’y arrivais pas, je laissais tomber. Mais j’ai toujours envié les gens qui font de la course à pieds, voulu connaître les sensations qu’ils décrivent… Alors voilà. 2018 est l’année de mon retour mais surtout de ma persévérance dans la course à pieds!!! Mon objectif est non seulement de me faire du bien mais aussi de continuer cette perte de poids qui m’aidera peut-être à améliorer mes stimulations et/ou à tomber enceinte.

J’ai cherché sur internet des programmes pour commencer, ne pas me dégoûter et surtout ne pas me sentir nulle. j’ai suivi les conseils de ma voisine et j’ai commencé par une minute de course en alternance avec une minute de marche rapide, pendant 25 minutes. Et puis j’ai augmenté à chaque fois. Hier j’ai récapitulé toutes mes séances et j’en ai fait 5 depuis le début du mois! Et j’adore ça! c’est gratifiant d’atteindre un objectif, de se dépenser, de suer… Alors voilà, comme côté PMA je n’ai pas grand chose à vous raconter pour l’instant j’ai pensé que pour un temps, mon blog pouvait être le journal d’une nana qui court pour avoir un bébé!

Love, Peace&CornFlakes

WonderWoman

Tu la vois la progression?

L’oeuf ou la poule?

Ce matin j’étais au yoga mais mon esprit n’y était pas, lui. Ce dernier rôdait aux alentours de l’adoption et de la PMA. Il y avait une certaine tristesse dans ces réflexions. Dans un sens je suis contente que nous nous soyons mis d’accord sur l’adoption et comme je l’ai dit dans mon précédent article, ça ne m’a jamais posé tellement de problème. Le seul « souci » étant pour moi le deuil de ne jamais porter d’enfant, de ne pas connaître la grossesse. Ce projet d’adopter m’enchante et malgré tout il subsiste une tristesse en moi. Car ce pas marque une certaine fatalité aussi, une page qui se tourne peut-être et tout de même une certaine colère et amertume. La colère de ces échecs, de faire partie des cas « simples », tellement simples qu’ils n’y sont pas arrivé… Voilà, oui, j’ai les caisses. Il y aura la 5ème bien entendu mais bon… On verra le moment venu! Voilà mon ressenti en ce moment et ça ne me lâche pas. J’ai même l’impression de tourner en boucle là-dessus. Ca m’énerve, je sens que je suis irritable, que je ne supporte pas grand chose.

Et puis je continuais de divaguer comme ça tout en laissant mon corps se détendre (étrange, non?) et je réfléchissais à toutes ces histoires de blocages et compagnie… Et là, telle une inspiration divine… Si blocage il y a, n’est il pas initié par le fait des échecs plutôt que l’inverse? Panique pas lecteur, je m’explique. Tu te prends tes échecs dans la tronche: droite, gauche, uppercut, tiens prends ça dans ta gueule!!!! Ok? Du coup, tu te dis « je dois avoir un problème, un blocage » alors tu cherches, tu cherches, comme une ouf et tu trouves pas plus que ça ou alors des explications échevelées… En attendant tu t’es accroché à quelque chose, tu n’as pas laissé aller. Parce qu’on doit toujours être maîtresse de la situation… Alors finalement en t’empêchant de te laisser aller, ne te crées tu pas toi-même tes blocages?

« Si je pouvais, j’enverrai tout valser » Ras le cul de ces conneries, de cette souffrance, de ces angoisses, de ces questionnements perpétuels sur le sens de ma vie et le sens que je tends à lui donner. Voilà la conclusion qui s’est imposée. Si je pouvais, je planquerai ces histoires bien loin de mon esprit et ne rouvrirai le bouquin que bien plus tard… Sauf que l’âge avance et que je ne peux pas me le permettre. Alors, l’oeuf ou la poule?

Love, peace&CornFlakes

WonderWoman

On va tenter de passer une bonne année

Bonne année à vous tous et toutes! Le nouvel an c’est toujours le moment de faire le bilan. Cette année j’ai eu la chance de passer le cap avec des personnes merveilleuses… Des rencontres qui ne s’expliquent pas…

Question infertilité, PMA… et. j’avoue être dans un moment où je me sens un peu désabusée de tout ça. Tout au fond de moi une petite flamme d’espoir subsiste mais le gros de WonderWoman a du mal à y croire et en est bien triste. Alors pour tout vous dire, je ne pense pas que 2018 m’apportera ce que j’espère tant (vous remarquerez que je n’ose même plus le nommer): j’ai d’autres projets pas forcément compatibles avec ça d’une part et, d’une autre part… Pourquoi m’apporterait on ce que 2017 n’a su faire?

On a ce fameux rendez-vous en Mars avec ce grand docteur parisien… On verra bien. Va t il réussir en une fiv là où les autres ont échoué par 4 fois? C’est qu’au final, je lui laisse pas beaucoup de chances… Ca fera un an que je suis sortie du circuit PMesque en Mars et ça ne me manque pas. Me confronter à l’échec ne me manque absolument pas. Et puis des fois, l’espoir revient par vagues « et si celui-ci y arrivait? » après tout… pourquoi pas? C’est vrai qu’en soit le cas n’est pas dramatique (rappel à celui qui était installé au fond de la classe à côté du radiateur: WonderWoman RAS Prince OATS). Si tu les écoutes on a juste pas eu de bol… Mais bon 4 fiv pour s’entendre dire ça, t’as les caisses. Alors pourquoi pas, oui? Mais je ne mets pas tous mes espoirs là dedans… D’ailleurs je ne sais même pas trop où je le mets en ce moment mon espoir. Pour dire la vérité, en ce moment, j’évite de penser à tout ça.

Une chose me surprend: je suis ravie du bonheur des autres, je suis contente quand on m’annonce une grossesse, ça me fait sincèrement plaisir. Je ne me sens plus concernée, je ne le prends plus pour moi. Pendant des années j’ai couru après une grossesse, maintenant je voudrais juste un bébé.

Love, Peace&CornFlakes

WonderWoman

des projets, des projets, des projets

…Toujours des projets!

Passer un concours, changer de métier, ok. Mais pas que. Prince n’en peut plus de la région parisienne et voudrait retrouver son Aveyron. Ok, Prince on va partir. En même temps ça devient insupportable de se prendre les bouchons dès 6h00… Alors d’accord. Je trouve l’astuce de me faire financer ma formation par l’hôpital de Rodez, demande faite, CV et lettre de motivation envoyés ce matin. Au pire j’ai encore une carte dans ma manche… Histoire de ne rien devoir à mon employeur… Monsieur l’Etat qui me coincerait ici encore 2 ans et des bananes… Alors il y a tout ça. Un concours à passer, une formation d’une année scolaire à faire… Quid de la PMA? C’est que j’en suis rendue à 34 ans en 2018… et oui déjà! Le temps passe. Le seul élément en notre faveur dans cette histoire était que Madame n’avait aucun problème question reproduction… Mais les emmerdes pourraient bien commencer et ce serait fort dommage de se tirer une balle dans le pied.

Alors je demande l’avis un peu autour de moi et tout le monde me dit: vas y, fonce, fais les 2 en même temps. En Mars on voit le nouveau docteur ès reproduction pour les gronazes. On va sans doutes refaire tout un tas d’examens qui vont prendre du temps et on ne démarrera pas une fiv avant au moins 6 mois (au bas mot)… Je vous ai dit que je suis pas hyper pressée d’y retourner (oui, sauf que tu vieillis, meuf)? Alors peut être que je pourrais coller cette fiv sur des vacances scolaires… Allez savoir.

Et puis avec Prince on a discuté… On a blablaté. Il en ressort que je veux un enfant, que c’est mon projet de vie. Alors je veux commencer les démarches pour adopter. Et à ma grande surprise Prince n’a pas pipé. Il a dit oui. Le chemin commence à se faire. On a pas le luxe d’attendre nous autre. On a pas le luxe de se sentir prêt ou non. Je me fiche qu’un enfant ait mes gènes (de toutes façons c’est Prince qui a les beaux yeux, moi c’est les nichons). Le plus dur pour moi serait de ne pas connaître la grossesse. J’ai toujours rêvé de ça, j’ai toujours voulu être enceinte… Faut jamais dire jamais mais c’est ce qui me serait le plus compliqué pour être honnête… Mais une petite chose avec de grands yeux me consolerait certainement…

Alors voilà… WonderWoman ne désespère pas, elle aura peut être un enfant biologique un jour. Et si ça arrivait, que je serai la plus heureuse des femmes, on lui adopterait un petit frère ou une petite soeur… La PMA, on ne m’y reprendra pas!!!

 

Love, peace&CornFlakes

WonderWoman

Je ne suis plus en colère

Et bien non, je ne suis plus en colère. C’est sans doutes lié au fait que je suis en « pause » et que je ne suis pas confrontée à l’échec me direz-vous. Oui, sans doutes. Pour autant mon utérus reste vide et je suis malgré tout témoin d’annonces de grossesse et Cie. Alors quoi? T’es plus vénère? T’en veux plus à la Terre entière? Tu écoutes ces pregnant bitch te parler de leur mouflet à venir en se caressant le bide et ça te fait plaisir? Tu sautes de joie à chaque annonce de grossesse? Tu rebondis dans les conversations sur l’éducation et donne ton point de vue sur Montessori? Non les meufs, on ira pas jusque là… Ca fait bien longtemps que j’ai accepté l’idée que chacun a des problèmes à son niveau. Que c’est pas parce que tu es maman que c’est le kiffe tous les jours (ça te ferait plaisir à toi que ton mioche te défonce le coussin Maisons du Monde que tu viens d’acheter?!?) et que la grossesse n’est pas une source d’épanouissement pour chacune d’entre nous.

Chucky

Je me préserve un maximum, mais faut quand même être capable de participer aux événements importants de la vie de ton entourage sinon… Sinon quoi? Ba sinon tu t’isoles et tu deviens con et aigrie. La vieille tante sans enfant que personne veut aller voir à Noël, c’est toi. Oui, oui, tu es devenue tata moustache.

Et en plus d’être tata moustache, tu fais du mal à tes proches. Et oui, tu vis quelque chose de très dur, mais tu n’as pas le monopole de la douleur ni des soucis. Ca me fait plaisir de partager des choses a avec mes amis, des choses qui sont importantes pour eux, et l’arrivée d’un enfant en est une. Qu’on se mette d’accord je vais pas non plus arpenter frénétiquement les allées de Verbaudet, ni accompagner la copine en salle d’écho à la maternité du coin… J’ai mes limites et il faut se préserver. Mais les futurs parents ont le droit de vivre, au même titre que je décide de ne pas me bousiller la vie avec tout ça.

Quant aux annonces de grossesse… Je vais peut-être en faire bondir plus d’une mais j’apprécie énormément la délicatesse dont je fais l’objet, c’est vraiment pour moi une marque de considération. Et oui, je suis heureuse qu’autour de moi les gens n’aient pas à traverser l’enfer que nous vivons. Oui, ça me fait plaisir. Et passé l’annonce, qui fatalement me fera toujours un petit pincement au coeur, après le fameux A quand mon tour?  Je me ressaisis et je sais que ce n’est pas ma vie. Ma vie a été tracée autrement par le grand dessinateur de l’Histoire, elle doit avoir un chemin un peu différent et il faut l’accepter. Alors Prince et moi faisons plein de projets, des projets un peu fous, des projets plus raisonnables, mais on veut donner un sens à notre vie. Un sens qui, pour l’instant n’est pas donné par un enfant. Alors on va se réaliser autrement, pleinement. Et je n’ai quasiment aucun doute sur le fait qu’un jour un mini nous viendra compléter ce majestueux tableau que nous peinons à deux.

 

Love, peace&CornFlakes

WonderWoman

Faisons le point

Cela fait donc un an que j’ai retrouvé un embryon au fond de ma culotte après FIV 3. Depuis il y a eu la 4ème tout aussi brillante et qui m’a « obligée » à me mettre au vert question PMA. Où en sommes nous? Et bien je perds du poids lentement mais sûrement et ça fait du bien, non seulement à mon corps, mais aussi à ma tête.

J’ai entamé le processus pour passer le concours de cadre de santé et c’est pas une sinécure… Il faut se conformer à une certaine image qui ne me ressemble pas trop… Mais bon, faut savoir parfois donner de soi, le prix de la liberté sans doutes.

J’ai rencontré de belles pmettes, devenues des amies et avec lesquelles nous passons de très bons moments. On a vécu de belles choses ensemble. Ca fait du bien de rencontrer EN VRAI, ces gens qui vivent les mêmes choses que nous. C’est libérateur. La vie est pleine de surprises et de belles personnes se cachent parfois au coin d’une fiv!

Avec Prince nous sommes partis en Ecosse… ça a été une révélation. C’était beau, magnifique et magique. Ca nous a donné envie d’y aller et de nous y installer pour un moment. Alors en ce moment on réfléchit à ça, comment faire? Comment faire coïncider mon concours, mon école (si j’ai le concours)?

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Si si, je l’ai vu de mes yeux!!!!! Tu comprends pourquoi on veut être là bas?

Je fais un métier où la mort est omniprésente, je sais donc à quel point la vie est courte et qu’il faut en profiter… Je n’ai pas envie de m’encroûter. Ce que l’on vit toutes est tellement difficile… Alors je me dis qu’il faut vivre les choses à fond, profiter de ce que la vie nous offre, je veux faire de la mienne un roman exceptionnel plein de paysages et de sérénité. C’est peut-être dingue mais c’est aussi tout ce que cette aventure PMA m’inspire: la vie est précieuse, il faut en faire quelque chose de beau, de riche. Je ne veux pas me retourner sur ma vie dans dix ans, enfants ou pas, et me dire « putain mais qu’est ce que j’ai fait de ma vie? Rien… » Je suis peut-être extrême mais l’expérience de l’expatriation a toujours été un rêve pour moi, quelque chose que je n’ai jamais osé faire. Et puis comme il ne faut pas trop pousser Prince pour s’embarquer dans ce genre d’aventure… On se motive tous les deux et on essaie d’élaborer notre projet au mieux…

Je me sens plus sereine et plus confiante en mon avenir… La faute aux beaux projets et belles rencontres sans doutes!

 

Love, Peace&CornFlakes

WonderWoman

J’ai changé d’adresse

Vous m’avez connu avec essaibebe… Pourquoi j’ai changé? C’était expliqué dans mon dernier article qui était protégé…

Suite à une discorde et rupture amicale, j’ai souhaité que cette ex amie n’ai pas accès à mon blog. Je sais qu’elle le visitait régulièrement, une façon de prendre de mes nouvelles que je n’approuve pas étant donné qu’elle a décidé unilatéralement de m’exclure de sa vie.

J’ai vérifié et avec l’ancien lien on ne peut pas être redirigé vers la nouvelle adresse. Me voilà donc libre de recommencer à écrire sur mes ressentis, la PMA (ou pas) et tant d’autres choses!

Love, Peace&Corn Flakes

WonderWoman

Les compliments

Un des plus beaux que l’on m’ait fait « Tu m’as appris à ne pas être qu’une mère ».

En réalité c’est elle qui m’a appris qu’on pouvait être autre chose qu’une mère, qu’on peut être mère ET femme. Une starlette dont je tairais le nom a dit il y a quelques temps dans une interview « Je vais sans doutes m’attirer les foudres mais pour moi, on est pas une femme accomplie tant que l’on est pas mère ». Je souhaiterai vivement que tu ailles tenir ce genre de propos dans une salle d’attente de PMA bondée de femmes hormonées, et inaccomplies, en attente de leur écho chatte.

Il y a quelques jours, en voiture, j’étais en pleine réflexion.  » Et si on n’avait finalement pas d’enfants… Qu’est ce que je laisserais sur Terre? Qu’est ce que je voudrais qu’on dise de moi? Si on part du principe que l’on a qu’une vie, alors comment l’accomplir ? Qu’est ce que je veux me dire quand je ferai le bilan de ma vie? »

Finalement c’est simple, je veux avoir fait, pas forcément des choses extraordinaires, mais avoir voyagé, appris, lu, aimé, pardonné, ri, passé de bons moments. Je veux, en regardant dans le rétro, voir une vie remplie et pas une vie à t’attendre. Parce que peut être que tu ne viendras pas, ou plus tard. Et si tu arrives, j’aurai encore plus de choses à te raconter et à t’apprendre. Si tu ne viens pas (ce dont je me permets de douter) alors j’aurai tout de même vécu de belles choses, rempli ma vie… Je me serai accomplie d’une autre manière.

En 2017, alors que l’on s’est battues pendant des décennies pour notre indépendance et notre réalisation, on trouve encore des femmes assez connes pour penser que la gestation est la seule forme d’accomplissement d’une femme. Retourne dans ta cave servir ton homme des cavernes, connasse. 

S’accomplir c’est ne pas subir. On peut ne pas vouloir être mère on peut ne pas réussir à l’être. On peut aussi se définir autrement que comme un utérus vide ou plein. Le mien est plein d’espoir.

Love, peace & Cornflakes

WonderWoman